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Une interview 
de Pascale Nicolas et Géraldine Sanmartin, 
co-listières

Guillaume d'Erk : 
Bonjour Pascale ! Vous êtes candidate pour mettre votre expérience au service des habitants d'Ercuis. En tant qu'infirmière dans un service d'urgence, quel message avez-vous envie de passer aux femmes d'Ercuis à l'occasion d'Octobre Rose ? 

Pascale Nicolas : 
Le principal message pour moi, c’est la prévention, tout simplement ! Celle qui commence par l’éducation de nos enfants - de nos filles en l’occurrence - même si ce cancer peut toucher les hommes, bien plus rarement mais cela existe. Il ne faut pas avoir peur des examens, car si certains – et c’est ce qu’on craint – révèlent un cancer, la plus grande majorité confirment que tout va 
bien !

Et en cas de découverte de la maladie, plus elle est traitée tôt, moins il y a de dégâts. Donc, faisons tout pour sortir du tabou du dépistage – d’où mon soutien à Octobre Rose – d’autant plus que l’un des premiers examens à faire, la mammographie, a bien évolué et ne mérite plus l’image négative de la douleur qu’elle engendrait à ses débuts. C’est facile, c’est rapide, c’est remboursé, à planifier tous les deux ans, sans limite l’âge !

Guillaume d'Erk :  
et lorsqu’on est atteint ?

Pascale : 
Bien sûr, un diagnostic positif, il faut l’encaisser, mais par expérience, je sais que dans le milieu médical on fait tout notre possible pour bien prendre en charge nos patientes. 

« Vous n’êtes pas seules ! » est la première chose qu’on leur dit. Nous sommes à leur écoute, pour répondre à leurs craintes par rapport à tous les sujets qui les touchent : vie quotidienne, travail, réactions de l’entourage, intimité… et on essaie vraiment dès le début des traitements de limiter au maximum les conséquences. La manière de soigner a elle aussi beaucoup évolué, les spécialistes se concertent pour que la personne en traitement ait toujours l’interlocuteur dont elle a besoin.

Guillaume d'Erk :  
Et vous, Géraldine, en tant qu'assistante sociale, quel message vous vient à l’esprit en ce mois d’information Octobre rose ?

Géraldine Sanmartin : 
Pour nous, le mot d’ordre c’est accompagner. Cela implique en premier lieu pour les malades d’accepter la réalité mais pas en solo ! Au niveau médical, comme le dit Pascale, cela se fait naturellement, mais sur le plan social, les gens n’ont pas forcément l’idée d’aller voir une assistante sociale. On souffre un peu nous aussi, - comme la mammographie – d’une image négative. Alors qu’on fait de l’accompagnement, primordial à mes yeux, sur de nombreux plans car la maladie génère beaucoup d’impacts. Le plus gros est peut-être l’aspect financier : aléas des indemnités, retards, dettes… et si on n’a pas de baguette magique pour régler tous les problèmes, on est là aussi pour conseiller, documenter, orienter. L’accompagnement est important aussi pour l’entourage : conjoint, enfants, on essaie de trouver les moyens de répondre et on offre des outils pour faciliter la vie des gens.

Guillaume d'Erk :  
À qui faut-il s’adresser pour cela ?

Très simplement au Conseil départemental, pour obtenir contacts et informations. 

Guillaume d'Erk :  
C'est le 32e anniversaire 
d’Octobre Rose et, depuis, le taux de participation au dépistage a augmenté de 20%. Pour vous deux, c’est une avancée ?

Pascale : 
c’est positif mais j’insiste vraiment sur la prise de conscience de la nécessité de commencer tôt le dépistage. La lutte contre le cancer est vraiment primordiale en termes de prévention, il faut sensibiliser les jeunes sans dramatiser et leur apprendre à ne pas avoir peur d’aborder ce sujet avec leur médecin. Encore une fois, parce que la plupart du temps, cela permet d’éliminer une mauvaise nouvelle et se concentrer sur la bonne, rassurante !

Géraldine : 
Oui c'est bien mais j'insiste : sur le plan social il ne faut pas hésiter à nous solliciter : nous sommes là pour apporter de l’aide à toute famille dans le besoin, quelle que soit l’origine des difficultés rencontrées, et le cancer du sein en fait partie. 

 

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